follow

Affichage des articles dont le libellé est 2012. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2012. Afficher tous les articles

lundi 11 février 2013

le web de la Consommation Collaborative

Création d’une liste d’initiatives françaises (ou ayant des activités en France) pouvant se rapporter à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Je compte sur vos commentaires pour compléter et apporter des précisions à cette liste que vous retrouverez ensuite de façon permanente ici. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.
Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare

Alimentation

Achat groupé direct au producteur
Don / Vente de produits issus de son jardin
Colunching
Cours de cuisine collaboratifs
Votre propre menu à la carte d’un restaurant
Recevez / Allez manger chez des locaux
Petits plats fait maison
Rencontres et partage culinaire
Jardinage

Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’objets entre particuliers
Location de machines à laver entre voisins
Echange/Troc d’objets
Echange définitif de maisons
Troc dynamique
Vide-Dressing
Troc de fringues
Livres
Don d’objets
Envoyer ses lettres et colis entre particuliers

Transport

Location de voitures entre particuliers
Autopartage
Covoiturage
Covoiturage de colis
Transport adapté, partagé et insertion
Parking chez l’habitant
Partage d’informations sur le stationnement
Communauté d’écomobilité

Voyages

Location de logement chez l’habitant
Couchsurfing
Manger chez un local
Vivre des expériences de tourisme avec des locaux
Organisation de voyage collaboratif
Partage d’expériences de voyage
Echange de Maisons

Accessoires et cadeaux

Tous types d’artisanat
Location de sacs à main et accessoires de mode
Location de lunettes

Location d’équipement pour enfants

Location de jouets
Location d’équipement

Finance collaborative

Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)
Prêt entre partiuliers

Echange / Troc de services

Se rendre service à proximité
Garde d’animaux entre particuliers
Communautés
Echange / Troc de Compétences
Echange de biens et de services entre entreprises

Education Collaborative

Suivez les cours d’un expert : « l’université 2.0″
Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

Habitat

Colocation
Contruction d’habitat participatif
Voisinage

Coworking et Partage de Bureaux

Partage de bureaux
Espaces de coworking

Recyclage

Partage de gestes et idées écologiques

source

Et aussi : http://www.passer-une-annonce.com

Tourisme non-marchand et les alternatives de voyages: http://tourismenonmarchand.wordpress.com/
On peut louer son matériel de cuisine aussi: http://www.ma-petite-cuisine.com.
site participatif et communautaire sur les voyages http://www.beevouac.com
Capital Koala est un site d’épargne familiale collaborative http://www.capitalkoala.com/
collaborative consumption hub http://www.collaborativeconsumption.com/the-movement/snapshot-of-examples.php

sites complémentaires à éventuellement intégrer à l’annuaire :

Location généraliste
http://location.consoglobe.com/
Location Jouets
http://www.dimdom.fr
Location Films/Dvd
http://www.dvdfly.fr
http://www.locafilm.com
http://www.glowria.fr
Vélopartage
http://www.velo.toulouse.fr
http://www.bicloo.nantesmetropole.fr/
http://www.velib.paris.fr/
… par Ville
Autopartage
http://mobizen.fr/
http://www.autolib.fr
http://www.mobilib.fr/
Covoiturage
http://www.easycovoiturage.com/
http://www.bisonvert.net/
http://www.laroueverte.com/
Partage de taxis
http://www.partageruntaxi.com/
Troc Voiture
http://www.trocyourcar.com/
Parking
http://www.oumegarer.com/
Don/Recup Objets
http://donne.consoglobe.com/
http://www.le-dindon.fr/
Troc de médias
http://www.gametroc.com/
http://www.cinetroc.com/
http://www.booktroc.com/
http://www.troczone.com/
Troc généralistes
http://echange.consoglobe.com/
http://www.france-troc.com/
http://www.troceo.com/
Places de marchés de redistribution
http://www.priceminister.com/
http://paris.fr.craigslist.fr/
http://www.ebay.fr/
http://location.consoglobe.com/
http://www.paruvendu.fr/
http://www.leboncoin.fr/
Prêt d’objets
http://pret.consoglobe.com/
http://www.unpretepourunrendu.com
Services/Entraides
http://entraide.consoglobe.com/
Voisinage
http://www.bonjourvoisins.com/
Troc/Echanges Compétences
http://www.wizbii.com/
Echanges Logement
http://www.wallbooking.com/fr/
Coworking
http://coworkinginitiatives.com/ (Blog)
Monnaies Complémentaires
http://1001monnaies.com/ (Blog)
Financement collaboratifs de projets
http://www.mymajorcompany.com/
http://www.mymajorcompanybd.com/
http://www.touscoprod.com/
Microfinance & microcrédit
http://www.veecus.com/
http://www.babyloan.org/fr/
Commerce groupé
http://fr.vente-privee.com
http://www.groupon.fr/
Partage de Jardins
http://www.pretersonjardin.com/
http://jardins-partages.org/
http://jardinons-ensemble.org/

   autre pearltree collaboratif ici : http://bit.ly/rgqxZr

 

http://colibris-lemouvement.org/

http://www.commentreparer.com

 http://www.commentreparer.com/

 

vendredi 9 novembre 2012

la fusion nucleaire

Le soleil, siège de nombreuses réactions de fusion nucléaire
L'humanité est confrontée à un défi grandissant : celui de la demande énergétique.

La fusion nucléaire (dite parfois thermonucléaire) est, avec la fission, l'un des deux principaux types de réactions nucléaires appliquées. Il ne faut pas confondre la fusion nucléaire avec la fusion du cœur d'un réacteur nucléaire qui est un accident nucléaire particulièrement redoutable.





 le projet actuellement le plus soutenue en France avec ce genre de technologie, c'est ITER, d'areva.

 La fusion nucléaire et le projet ITER.

 ( Phénomènes physiques en jeu )


Une réaction de fusion est possible, à partir de noyaux légers, libérant ainsi de l’énergie.
La seule réaction de fusion à avoir un seuil en énergie suffisamment bas, pour être envisageable en pratique, est la réaction de fusion entre les noyaux de deutérium et de tritium. Cette réaction ne peut se produire que si les atomes de deutérium et de tritium sont complètement ionisés, et n’est utilisable pour produire de l’énergie que si l’on maintient confiné et suffisamment chaud (température extrême) le plasma formé par les noyaux de deutérium, de tritium et les électrons provenant de l’ionisation.
Deux possibilités s’offrent pour assurer un tel confinement, soit au travers d’un champ magnétique adapté (qui confine les particules du plasma dans un espace fini), soit par des impulsions de faisceaux laser ou de faisceaux de particules convergents et pulsés.

Dans les systèmes à confinement magnétique (les plus développés étant de type « tokamak »), le chauffage du plasma s’opère de plusieurs façons : transfert au plasma de l’énergie des particules α issues de la réaction de fusion ; chauffage ohmique induit par le courant électrique du plasma ; chauffage par ondes électromagnétiques de haute fréquence ou chauffage par injection de particules neutres. Pour que la fusion soit utilisable comme source d’énergie, il est nécessaire que l’énergie fournie par la fusion soit supérieure à celle que l’on injecte pour chauffer et maintenir le plasma.

Des progrès considérables ont eu lieu dans les dernières décennies pour se rapprocher des performances nécessaires à une utilisation de la fusion. Cependant, beaucoup de problèmes technologiques restent à résoudre avant que l’on puisse envisager la construction d’une installation industrielle. Parmi ces difficultés technologiques, citons la tenue des matériaux au contact du plasma, le contrôle de la diffusion du tritium produits dans les couvertures tritigènes en lithium, et la minimisation de l’activation des matériaux de couverture.

Le projet ITER  ( La fusion thermonucléaire )

la fusion nucléaire par confinement magnétique

Le projet mondial « ITER » (pour International Thermonuclear Experimental Reactor) de réacteur expérimental de fusion nucléaire a pour but de faire la démonstration scientifique et technique qu’il est possible d’utiliser la fusion pour produire de l’énergie. Les partenaires sont l’Union européenne, la Russie, le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée-du-Sud et l’Inde.

L’installation sera de type « tokamak ». De taille et de performances proches des réacteurs industriels envisagés (avec 10 fois plus d’énergie produite que d’énergie injectée pour chauffer et maintenir le plasma, et avec un chauffage du plasma à 66 % par les rayons α libérés par la réaction de fusion), elle permettra d’effectuer, en configuration réaliste, la recherche encore nécessaire sur les matériaux et le fonctionnement d’un réacteur de fusion. Le site de Cadarache du CEA a été retenu pour accueillir cette installation, qui devrait être exploitée une vingtaine d’années.

Deux configurations magnétiques possibles pour confiner le plasma : ouverte et fermée.










pour plus d'explication voir le site du CEA.

la concurrence ( Bill Gates et Toshiba ) 



Areva voit arriver un concurrent sévère sur le marché des petits réacteurs. Toshiba est en discussion avec TerraPower de Bill Gates pour développer des réacteurs destinés aux pays émergents.
Le renouveau du nucléaire sera porté par la demande des pays émergents, Chine et Inde en tête, Asie et Moyen-Orient dans le peloton. Le japonais Toshiba, qui contrôle l’américain Westinghouse avec lequel Areva a travaillé sur le design des réacteurs du parc français actuel, n’a pas perdu de temps. Il a annoncé être en discussion avec la société Terra Power, dont Bill Gates est actionnaire. Objectif : concocter un réacteur nucléaire de nouvelle génération censé faire le bonheur des pays émergents en quête de puissance nucléaire civile.

TerraPower travaille au développement de réacteurs de petite taille de type "travelling-wave" (TWR). Principe : le réacteur utilise comme combustible de l'uranium appauvri. Le TWR, un concept qui a commencé à être étudié dans les années 1950, n’utiliserait qu’une petite quantité d’uranium enrichi, chargée au moment de la construction de réacteur et qui servirait à démarrer la réaction en chaîne. Il pourrait ensuite continuer à fonctionner entre 50 et 100 ans à partir d’uranium appauvri, dont d’énormes stocks existent dans le monde. Pas besoin ici d’arrêts de tranche pour rechargement, alors que les réacteurs à eau légère traditionnels nécessitent d'être rechargés en combustible régulièrement (tous les  12 ou 18 mois).

De quoi concurrencer sérieusement l’Atméa, le réacteur de troisième génération de moyenne puissance (1.110 MW),  qu'Areva conçoit avec son partenaire Mitsubishi Heavy Industries (MHI) , et pour lequel GDF Suez sera probablement associé.

Selon le quotidien Nikkei qui a révélé l'information, Bill Gates pourrait investir plusieurs milliards d'euros dans le projet, dont la commercialisation n'est pas prévue avant dix ans. La principale difficulté à surmonter avant de se lancer dans la construction consistera à concevoir des matériaux capables de supporter des réactions nucléaires pendant une période aussi prolongée. Mais Terra Power n’a aucun savoir-faire en matière d’édification de centrales nucléaires, d’où son projet d’alliance avec Toshiba, expert en la matière.

Le successeur du 4S


Toshiba a d’ailleurs déjà développé un réacteur ultra-compact, connu sous le nom de Super-Safe, Small and Simple (4S), conçu pour fonctionner en continu pendant 30 ans. Le groupe japonais prévoit de commencer la construction de son premier réacteur 4S aux Etats-Unis en 2014 après avoir obtenu les autorisations nécessaires. Toshiba estime que 80% des technologies utilisées dans son réacteur 4S peuvent être appliquées aux TWR.

Le japonais compte bien prendre sa part de la manne à venir du renouveau nucléaire : il espère que ses activités atomiques lui rapporteront 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an à l’horizon 2015, soit deux fois plus qu’actuellement.

La fusion nucléaire dans un appartement

 ( réacteur nucléaire à fusion « froide » (à température ambiante) pour produire de l’énergie)



mercredi 10 octobre 2012

Les latrines biologiques avec réacteurs familiaux à biogaz couplées à de petits élevages

Sommaire  

1) De quoi s’agit-il ?

Beaucoup de zones rurales ou de montagnes sont isolées et ne disposent pas de source d’énergie à part le bois. Or il est possible de produire un gaz combustible mélangeant du méthane et du gaz carbonique, appelé biogazen faisant fermenter dans un réservoir enterré appelé digesteur des déchets humains et animaux, excréments et lisiers de porc ou de bovins par exemple.
Ce processus de dégradation biologique, dit de méthanisation et dû à la fermentation biologique de matières organiques fermentescibles en milieu anaérobie, c’est à dire dépourvu d’oxygène, est le même que celui qui se produit dans certaines circonstances dans les zones marécageuses , les boues de stations d’épuration ou dans des décharges non contrôlées. Ce procédé simple et naturel permet à la fois de mieux traiter les excréments et les déjections animales et de les valoriser grâce à l’utilisation du gaz produit pour l’éclairage et la cuisine.
Il a le triple avantage, d’une part de procurer gratuitement du combustible, peu commode à trouver ou onéreux comme le charbon, polluant, ou le bois, long à ramasser et souvent dans des zones déjà très déboisées, d’autre part de permettre l’utilisation des résidus comme engrais naturels et enfin d’améliorer l’hygiène des maisons et des cours.

2) En quoi consiste ce procédé ? Comment est-il mis en oeuvre ?

Le procédé consiste à concentrer et à traiter des excréments et des déchets animaux dans un réservoir ou digesteur anaérobie où, en l’absence d’oxygène, les micro-organismes se multiplient et tirent l’énergie nécessaire à leur développement à partir de substances organiques qu’ils décomposent en gaz comportant une forte proportion de méthane et possédant un grand potentiel calorique et énergétique.
Le réservoir à biogaz est enterré et associé à des latrines familiales construites sur son toit pour des raisons d’isolation (la digestion par les bactéries anaérobies est optimale à 37° et à température constante).
La performance du système est améliorée par :
- la présence de latrines et leur connexion directe au digesteur
- la construction de parcs ou petites cours à animaux (essentiellement des cochons)
- sur le toit du réservoir (amélioration de la situation sanitaire et fourniture d’une isolation supplémentaire permettant une meilleure production de gaz.

Source : Initiative Développement 

3) Principaux avantages et inconvénients

Par simple combustion du biogaz, les utilisateurs peuvent s’éclairer et cuisiner à très bon marché, le coût d’investissement étant peu élevé malgré la nécessité d’aide de personnes compétentes, notamment en construction. Une aubaine pour des régions pauvres ou semi-désertiques, la construction pouvant en outre être faite avec des matériaux locaux et avec peu de terrain le réservoir étant construit sous terre ! La construction souterraine ne nécessite que peu de terrain. Ces réacteurs durent longtemps. La température doit cependant être supérieure à 15° pour que le réacteur soit rentable.
Ainsi, ce procédé permet l’amélioration du cadre de vie des populations rurales et plus particulièrement les conditions de vie des femmes en réduisant leur temps passé à la cueillette du bois. tout en éliminant les maladies respiratoires occasionnées par l’inhalation prolongée des fumées nocives issues de la combustion du bois, du charbon ou dans certaines régions des bouses de vache séchées.
 Il permet également de sensibiliser les populations aux énergies alternatives afin de remédier au grave problème de déforestation causé, entre autres, par l’utilisation du bois pour la cuisson, dont l’utilisation incontrôlée peut conduire à la désertification de nombreuses régions du globe .
Enfin la construction de réservoirs de biogaz répond aux critères du développement durable, la technique de la méthanisation consistant à produire une énergie propre à partir de matières organiques comme le fumier .et son utilisation étant accompagnée d’un transfert de technologies aux communautés paysannes, de la formation du personnel, autant pour la construction du système que pour son entretien, et de la création de comités de gestion.

4) Coût


Installation familiale latrine biologique et
fabrication de Biogaz en Chine
Le gaz produit par un réservoir de 8 m3 permet chaque jour 4 à 5 heures d’éclairage et de gaz pour la cuisine.
Dans la région de GUIZHOU au Sud-Ouest de la Chine, en 2005, le coût de la réalisation et de l’installation d’un réservoir de 8 m3 avait été de 2560 yuans, soit d’environ 256 €. (non compris l’apport gratuit d’une partie de la main d’œuvre par les villageois, les frais de sensibilisation et de formation et d’aménagement des enclos à bétail) :
- coût du réservoir de biogaz : 165 € (dont Matériaux : 140€ et Main d’œuvre : 25 €)
- système d’exploitation du biogaz : 30 € (tuyaux, lampe, plaque de cuisson, manomètre et filtre à H2S)
L’économie substantielle réalisée par famille est estimée à 650 yuans, soit 65 € par famille et par an.
Ce chiffre est à comparer au revenu moyen annuel des habitants de cette région :1300 yuans/an , soit 130 €/an.
Le coût d’entretien est minime, facile et peu contraignant.
Après un an, on peut retirer de l’engrais du digesteur, cet engrais contient moins de nitrates.

N.B. On estime par exemple qu’il suffit de 2 porcs et de 5 personnes pour alimenter un digesteur de 8 m3.

5) Lieux dans lesquels cette technique moyen parait le mieux adaptée

Cette technique est surtout destinée aux zones rurales ou de montagne qui n’ont pas directement accès à des sources d’énergie. Elle est utilisée et promue par les pouvoirs publics en Chine et en Asie depuis de nombreuses années et a fait son apparition en Afrique, mais il convient de signaler que des obstacles plus ou moins difficiles à surmonter peuvent être rencontrés dans certains pays ou cultures où la manipulation et l’utilisation de déchets et d’excréments posent problème.

6) Observations, recommandations

- L’entretien est facile, mais il convient de vérifier néanmoins périodiquement quelques points comme le PH et l’absence de toxines.
- Il ne faut pas ajouter d’eau dans le digesteur. Il faut aussi le vidanger mais rarement à moins de quelques années.
- Il est indispensable de bien sensibiliser les habitants aux matières nocives et au bon fonctionnement du digesteur.
- Il est enfin conseillé de prévoir en même temps, pour la nourriture des porcs ou des bovins, le développement de cultures fourragères et notamment de luzerne. Celle-ci est en effet reconnue pour ses qualités nutritives et sa durée de vie de plus de 10 ans, les prélèvements se faisant par coupes. Elle peut en outre s’enraciner jusqu’à 4 m de profondeur et , plantée par bande de 50 cm de large au bord des terrasses, consolider efficacement celles-ci et prévenir l’érosion des sols.

7) Exemple de réalisation

Le Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement de Chinghu_( Chine)
(Réalisé par l’ONG Initiative développement lauréate du prix 2007 Solidarité Internationale avec le cocours des Fondations Ensemble, Sigma Informatique, Lord Michelham of Hillingly et Frères des Frères)
http://www.id-ong.org/decouvrir/pay...
Les détails de ce programme peuvent être consultés sur les sites internet mentionnés plus loin (Chapitre 8)
Le programme est implanté dans la Province du Guizhou(district de Weining), située dans le Sud Ouest de la Chine. Cette province montagneuse et enclavée et l’une des plus pauvres de Chine et concerne trois zones rurales du District où vivent des minorités Yi, Miao et Hui .

Ce projet de caractère polyvalent puisqu’il comprenait également la construction de puits, la collecte d’eau de pluie, le développement de la luzerne et de l’élevage de porcs, la construction de latrines , la formation à l’hygiène et la gestion communautaire, a démarré en 2005.
Il a permis notamment l’amélioration de l’hygiène publique, la protection de l’environnement, l’accès à de nouvelles sources d’énergie grâce à la construction de 100 réservoirs de biogaz privés , lesquels suffisent à fournir l’énergie nécessaire à l’éclairage et la cuisson des aliments de 100 familles. Les modèles de digesteurs utilisés sont de conception récente (8 m³) et ont été fournis par le Bureau de l’Agriculture, dont l’expérience repose sur plus de 10 années de pratique et d’évaluation. Afin d’optimiser les conditions d’hygiène, de remplissage et de bonne utilisation des digesteurs, des latrines (souvent inexistantes jusque là ou très sommaires) ont été construites au-dessus des réservoirs et des enclos à bétail aménagés pour quelques porcs ont été installés ou améliorés (canaux de récupération des excréments).
 L’ONG ID a procédé aux études préalables de plusieurs mois, au choix des communes et des bénéficiaires, a financé les matériaux devant servir à la construction des toilettes ainsi que leur transport , payé les techniciens et assuré la gestion du projet des toilettes ainsi que la construction des enclos du bétail. Elle a également assuré l’animation des séances de formation relatives à l’hygiène et à la protection de l’environnement.

Réservoir à biogaz en construction
Le « bureau de l’agriculture » du district s’est occupé du financement des matériaux de construction, de l’équipement et de l’exploitation des réservoirs de biogaz, ainsi que de l’animation des séances de formation à l’utilisation et à l’entretien des réservoirs. .
Les bénéficiaires, ainsi qu’un technicien local, ont fait don de leur travail et ont financé la construction ou l’amélioration des enclos à bétail. Les comités de village ont géré la distribution et l’entreposage sur site des matériaux.
La lumière et la plaque chauffante de cette maison chinoise sont alimentées par le Biogaz
Remplissage d’un méthaniseur avec des bouses de vaches diluées dans un autre projet Biogaz en Afrique. Photo Eric Florantin Tankeu

8) Où trouver davantage d’informations ?

a) Sites Internet

- EAWAG (Institut de recherche suisse près de Zurich) : « Compendium des systèmes et technologies d’assainissement » : livre très complet, illustré et bien documenté de 158 pages, pouvant être téléchargé entièrement ou par chapitres (6) et dont les pages 73 et 74 sont consacrées aux réacteurs à biogaz
 Disponible, en ligne sur :
 http://www.eawag.ch/forschung/sande...
- PSEAU (Programme Solidarité Eau) :
 www.pseau.org&nbsp ; (notamment Lettre N° 54 de Juin 2007 relatant le procédé et le projet mentionné ci-dessus en 2 pages)
Initiative développement , lauréat du prix 2007 Solidarité Internationale (Description en 10 pages du programme d’Initiative et développement en Chine)
http://www.id-ong.org/decouvrir/pay...
- AKVO, dynamique ONG Néerlandaise, a mis en ligne sur son portail un Wiki très bien documenté et illustré où figurent une cinquantaine de fiches très synthétiques, en français et en anglais, sur une cinquantaine de sujets relatifs à l’assainissement, dont les réacteurs à biogaz. Téléchargeable sur : http://www.akvo.org/wiki/index.php/...
- Fondation Ensemble
http://www.fondationensemble.org/in...
- Projet de developpement du biogaz pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des populations, notamment en Afrique, par Eric Florantin TANKEU
http://projetbiogaz.skyrock.com/

b) Vidéos

- You tube : Vidéo de 8’, en anglais mais bien illustrée « Bio-gas : Renewable Energy in the Himalaya ».
Réalisée par l’ONG Indienne « Grassroots India », cette vidéo rappelle les anciennes et pénibles corvées de bois dans l’Himalaya puis explique l’intérêt, le principe et le mode de construction d’un réacteur à biogaz.
 Téléchargeable en cliquant sur : http://www.youtube.com/watch?v=GQrr...
- You tube : autre vidéo intéressante de 5’, également en anglais « Organic farming-Cow dung to biogas ».
Un fermier indien explique comment il produit du biogaz à partir des bouses de ses vaches.
Téléchargeable sur : http://www.youtube.com/watch?v=KM9S...
- You Tube : Vidéo très courte d’une minute montrant, par schémas animés,comment est produit le biogaz
Téléchargeable sur : http://www.youtube.com/watch?v=but5...
-You Tube : video-diaporama, en anglais, « Pigs and biogas in Philippines » dans laquelle un fermier philippin, après un exposé de 3’en anglais, que l’on peut sauter si l’on ne comprend pas bien l’anglais, montre sous forme de diaporama comment il compte générer du biogaz à partir de son élevage de porcs.
Téléchargeable sur : http://www.youtube.com/watch?v=mX0F...

mercredi 19 septembre 2012

a la recherche de l'énergie miraculeuse !

A l’heure ou chaque pays rivalise d’imagination pour sortir du dangereux nucléaire, de nouvelles technologies propres voient le jour régulièrement, sans émouvoir grand monde.

Il y a déjà 72 ans, un certain docteur, Nicolas Tesla, avait mis au point une berline Pierce Arrow propulsée par un moteur électrique à courant alternatif, tournant à 1800 tours minutes, alimenté par une installation permettant de récupérer l’énergie présente partout dans l’éther environnant. lien
La voiture se déplaçait sans difficultés à la vitesse de 145 km à l’heure.

Cette voiture, en goguette dans les rues de Buffalo avait surpris un piéton, puisqu’elle n’émettait pas de gaz d’échappement : s’approchant du conducteur, Petar Savo, neveu du savant, il lui en demanda la raison, lequel lui répondit de façon sibylline que c’était normal, la voiture ne possédant pas de moteur…ce qui n’était pas si éloigné de la vérité.
Il s’agissait de la voiture de Nicolas Tesla. lien
Depuis cette journée mémorable, les voitures à moteur à explosion n’ont pourtant cessé de se multiplier, et si quelques améliorations ont pu être réalisées, le principe de ce moteur est globalement toujours le même depuis 1859. lien
Le carburant enflammé met en route un mécanisme vieillot, avec piston s’activant dans un cylindre, actionnant bielles et vilebrequins, permettant au véhicule d’avancer.
La voiture de Tesla ouvrait d’autres horizons.
Il avait découvert la « cavité de Schumann  », cette zone comprise entre le sol de notre planète et l’ionosphère, 80 km au dessus de nos têtes. lien
Des ondes électromagnétiques de très basse fréquence, autour de 7,8 Hz, s’y propagent en continu, et Tesla avait réussi à récupérer cette énergie abondante et gratuite afin de faire avancer sa Pierce Arrow.
Elle n’était pas une bonne nouvelle pour tous les marchands de pétrole, et les lobbys y allèrent de bon cœur afin de dénigrer le célèbre inventeur, dont le nom disparu petit à petit de ce monde dédié au pétrole tout puissant.
Il n’y a pas si longtemps, un autre inventeur génial, Stanley Meyer, mort en 1998 de façon assez mystérieuse, avait démontré la possibilité d’une voiture fonctionnant avec un moteur à eau, en extrayant l’hydrogène de l’eau, longuement décrite dans cet article.
Dans cette courte vidéo, on voit l’inventeur faire fonctionner son moteur.
Certains sont encore persuadés qu’il s’agit d’une supercherie, et pourtant, récemment, utilisant les brevets de l’inventeur, un chercheur a recommencé avec succès l’expérience de Meyer. lien
Il ne s’agit pas du procédé Pentone, lequel permet d’incorporer de l’eau au carburant, permettant une réelle économie de celui-ci. lien
En ces temps ou le prix du carburant dépasse régulièrement des sommets, on peut à juste titre s’étonner qu’aucune entreprise n'ait développé cette invention.
Mais revenons au moteur à eau, s’inspirant du procédé Meyer.
Une entreprise japonaise a présenté récemment sa « Génépax  », qui fonctionnerait suivant ce procédé, même s’il semble que cette invention ait donné des idées à quelques escrocs, tentant de se faire passer pour les inventeurs. lien
Sur ce lien, le principe et les plans de ce moteur sont décrits en détail, même si quelques uns sont convaincus qu’il s’agit d’un hoax. lien
Pourtant, un brevet européen a bien été déposé en 1982 concernant un générateur d’hydrogène par oxydation d’un fil d’aluminium (lien), sous le nom de générateur Cornish. lien
Plus près de nous, la voiture à pile à hydrogène fait régulièrement parler d’elle.
A Berlin, Gérard Feldzer, expert à l’ADEME, nous présente dans cette vidéo, un modèle de ce type de véhicule.
Cette voiture silencieuse, munie d’une pile à combustible, n’émettant que de la vapeur d’eau, fonctionne sur un principe simple : on emmagasine de l’hydrogène dans des bouteilles en fibre de carbone, lequel va alimenter la pile à combustible, qui va fabriquer de l’électricité, afin de faire tourner le moteur électrique, se dirigeant aussi vers la pile à récupération d’énergie.
Ce n’est pas la seule solution propre pour faire avancer nos voitures, et personne n’ignore la quantité potentielle de méthane fabriqué qu’il existe dans notre pays (et dans le Monde) qui représenterait théoriquement 54 MTEP/an (millions de tonnes équivalent pétrole), ce qui permettrait de faire tourner la totalité du parc automobile français, poids lourds compris. lien
Ce méthane pourrait être fabriqué grâce aux 868 millions de tonnes de déchets que nous produisons annuellement, aux stations d’épuration, aux 38 millions de porcs dont on sait que les déjections d’un seul correspondent à 1,2 m3 de lisier, soit l’équivalent de 400 millions de m3 de méthane annuels.
Ajoutons-y les 2143 laiteries françaises, dont le petit lait pourrait produire chaque année 125 millions de m3 de méthane, sur le modèle de ce que font les moines de l’Abbaye du Tamier, (lien) et les 4 millions de tonnes de fumier produites par les 500 000 chevaux du pays correspondant à 400 millions de m3 de biogaz. lien
On ne peut non plus passer sous silence le méthane qui pourrait être fabriqué à partir des déchets végétaux, ou produit par nos égouts, nos fosses septiques, (il y en a plus de 5 millions dans notre pays) (lien) : ce méthane utilisé comme carburant en Norvège (lien), en Suède et ailleurs, a l’avantage supplémentaire de ne faire quasi pas de pollution. lien
Or aujourd’hui, nous sommes dépendants à 95% des importations en termes de pétrole, et il n’est pas compliqué d’imaginer les répercussions que cela pourrait avoir sur la balance commerciale de la France.
Sur la question du prix, le méthane « carburant » couterait  60 cts à la pompe, bien loin des tarifs exorbitants que nous payons aujourd’hui pour l’essence ou le fuel. lien
Cerise sur le gâteau, en Espagne une usine pilote (BFS/ bio fuel system) fabrique du carburant en utilisant des algues. lien
Mais revenons à Tesla : outre sa Pierce Arrow électrique, il a mis aussi au point une turbine à vapeur qui porte son nom, et dont on peut voir le plan ici.
C’est dans une interview au New York Herald Tribune qu’il a décrit son inventionun certain 15 octobre 1911, laquelle consiste en 2 éléments de base : un rotor et un stator : la vapeur circulant entre ces disques les entraîne avec elle et les fait participer à son mouvement.
Tous les détails du fonctionnement de sa turbine ont été publiés le 4 novembre 1911 par André Troller sur ce lien.
Mais voici venu le moment d’évoquer le moteur à mouvement magnétique et gravitaire, lequel n’est pas une nouveauté puisque son brevet a été déposé en 1823.
Sur ce lien on voit clairement une bille soumise à 2 forces : l’une horizontale, celle de l’aimant, et l’autre verticale, celle de son propre poids.
D’autres application plus récentes de ce principe sont à découvrir sur ce lien ou celui là.
Ici, une autre démonstration.
Dans le droit fil de cette technologie, Mike Brady a breveté le « Perendev magnetic motor  » lequel fonctionne grâce a la force de répulsion de 32 aimants permanents. vidéo
En 1990, Troy Reed présenta son moteur à aimants permanents. Partie 1Partie 2.
Aux USA, le newyorkais Achilles Ligeras propose lui aussi un moteur magnétique qui fonctionne sans le moindre apport énergétique. lien
Les applications de l’énergie magnétique peuvent se décliner sous d’autres formes et Fabrice André, ingénieur en recherche et développement durable présentait dans le 12/13 Alpes, son moteur magnétique et surnuméraire, lequel permet de produire plus d’énergie qu’il en consomme, ainsi que nous pouvons le découvrir sur ce lien (caler à 6’)
Venons-en à la MHD (magnétohydrodynamique), chère à Jean Pierre Petit qui l’explique ainsi : « l’art et la manière d’agir sur un fluide, liquide ou gaz, en faisant agir sur lui des forces électromagnétiques, à condition qu’il soit suffisamment conducteur de l’électricité ». lien
Il s’agit d’un nouveau système de propulsion, consistant à « aspirer » l’air que l’on a devant, ou au dessus de soi, créant ainsi « un vide », et permettant d’atteindre théoriquement une vitesse de 15 000 km/h.
Sur une courte vidéo, Jean Pierre Petit, à décrypté une image concernant le vol d’un B2, prouvant qu’il est plus que probable que cet appareil utilise déjà la MHD. lien
Sur cette autre vidéo, une démonstration sur une maquette (caler à 6’) de l’énergie MHD, et sur celle-ci, une expérimentation dans l’eau.
Il semble que Robert Grigoryants, un designer russe ait exploré la même piste, lequel assure que son moteur fonctionne sans aucun bruit, qu’il est inoffensif pour l’environnement, et le plus économique jamais créé. lien
On peut légitimement s’interroger de ne pas entendre parler plus souvent de tous ces inventeurs, mais ce serait oublier qu’une sévère et efficace censure a été mise en place afin de bloquer nombre d’inventions géniales, comme on peut le découvrir sur ce site.
Et comme dit mon vieil ami africain : « n’accuse pas le puits d’être trop profond, c’est ta corde qui est trop courte  ».


L’image illustrant l’article est de l’auteur.O. Cabanel

Phébus a battu Superphénix
Comment tourner la page du nucléaire, du pétrole et du charbon
De la fuite dans les idées
Le plein d’énergies propres
Il y a ceux qui nous pompent l’air…
MHD, l’énergie cachée du futur
On nous doit plus que la lumière
Quand les ordures se changent en or
Vive l’énergie positive
Sortir en douceur du nucléaire
Que la lumière soit
Du pétrole sous les sabots
Le nucléaire dépassé par les cochons
Energies propres en Suède
L’imagination au pouvoir
Qui a empoisonné Stanley Meyer
D’autres énergies pour sortir de la crise
Du yaourt dans la tête
Quelques sites à visiter :
Blog de Jean Pierre Petit
freedomservice
quanthomme.free

 SOURCE


mardi 1 mai 2012

l'énergie osmotique promise à un bel avenir pour la planification écologique !

Près de trois ans après le lancement de la première centrale électrique osmotique, en Norvège, deux chercheurs font le point sur cette technologie en analysant son efficacité et le potentiel de la filière. Les résultats sont encourageants. Près d’un demi-milliard de personnes pourraient à terme consommer cette électricité produite à partir d’eau douce et d’eau de mer sans qu’aucun gramme de CO2 ne soit émis.
La ville de Tofte, en Norvège, abrite une centrale électrique d'un nouveau genre depuis 2009. Elle ne consomme pas de carburant et surtout ne libère pas de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Comment est-ce possible ? Parce que cette infrastructure exploite le gradient de salinité existant entre de l’eau douce et de l’eau de mer grâce à un procédé nommé Pressure retarded osmosis ou PRO. Elle produit une énergie dite osmotique.
Les eaux douces et salées sont séparées par une membrane semi-perméable à l’eau. Pour rééquilibrer les concentrations en solutés de part et d’autre de cette structure poreuse, un flux d’eau, spontané, la traverse, de l’eau de rivière (pauvre en sel) vers l’eau de mer, causant ainsi une augmentation de pression au sein du compartiment d’accueil. Il s’agit d’une simple application du principe de l’osmose. Le trop plein d’eau est alors évacué, non sans avoir d’abord actionné au passage une turbine reliée à un générateur de courant. La pression du compartiment salé peut atteindre l’équivalent d’une colonne d’eau (i.e. d’une chute d’eau) de 120 mètres de haut !
Ce type d’installation ne peut pas se construire n’importe où puisqu’il faut au minimum avoir accès à deux sources d’eau ayant des concentrations en solutés différentes. Les embouchures représentent donc des sites de choix... et notre planète en abrite des milliers. Trois ans après le lancement de ce projet par la firme Statkraft, l’heure est au premier bilan. Ngai Yin Yip et Menachem Elimelech de l’université de Yale (États-Unis) ont notamment réévalué le potentiel et l’efficacité de ce procédé dans une nouvelle étude. Leurs résultats sont publiés dans la revue Environmental Science & Technology.
Schéma de fonctionnement d'une centrale électrique osmotique. L'eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d'un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l'eau passe à travers la membrane vers la masse d'eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d'autant dans le compartiment d'eau douce et provoque une augmentation de pression dans l'autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d'électricité.
Schéma de fonctionnement d'une centrale électrique osmotique. L'eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d'un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l'eau passe à travers la membrane vers la masse d'eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d'autant dans le compartiment d'eau douce et provoque une augmentation de pression dans l'autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d'électricité. © Statkraft
L’énergie osmotique : efficace et rentable à grande échelle
Cette centrale exploite l’énergie libre (dites de Gibb) perdue lorsque l’eau douce se dilue en mer. Sa valeur théorique peut être calculée et donc servir de référence pour décrire l’efficacité du procédé. Selon ce modèle, la Pressure retarded osmosis permettrait d’extraire jusqu’à 0,75 kWh d’énergie par m3 d’eau (à pression constante). Cette valeur représente 91,1 % de la quantité d’énergie théoriquement disponible, à savoir 0,81 kWh par m3. Ce résultat est plus qu’acceptable.
D’autres chiffres cités dans cette étude sont importants. Selon les deux chercheurs, l’exploitation de seulement un dixième des eaux se jetant dans les océans à l'échelle de la Planète permettrait de répondre durablement aux besoins en électricité de 520 millions de personnes, le tout sans libérer une seule tonne de CO2. Pour une production similaire, les centrales thermiques à charbon rejettent plus d’un milliard de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère. L’énergie osmotique semble donc vouée à un bel avenir.


Cette centrale osmotique construite à Tofte, en Norvège, en 2009 est un prototype. La puissance de cette installation était de 2 à 4 kW lors de son lancement, juste de quoi faire fonctionner une bouilloire électrique. Statkraft prévoit de mettre des installations commerciales sur le marché dès 2015. © Statkraft
Cette centrale osmotique construite à Tofte, en Norvège, en 2009 est un prototype. La puissance de cette installation était de 2 à 4 kW lors de son lancement, juste de quoi faire fonctionner une bouilloire électrique. Statkraft prévoit de mettre des installations commerciales sur le marché dès 2015. © Statkraft


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...