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mercredi 9 mars 2016

les états soumis à la dette, une spirale infernale ?

Une pensée émue pour Bernard Maris assassiné le 7012015, un grand économiste, lucide, humaniste et chaleureux. 

L’annonce par Mario Draghi que la Banque centrale européenne allait racheter des dettes souveraines à hauteur de 1 000 milliards d’euros a fait l’effet d’une bombe. Mais que savons-nous réellement de la dette des États ? Qui sont les coupables ? Qui en profite ? Et qui va payer ? Une captivante enquête politico-financière aux accents de polar.

La dette, une spirale infernale ?

Au lendemain de la victoire de Syriza en Grèce et de l’annonce par la BCE du rachat des dettes souveraines, une captivante enquête politico-financière aux accents de polar sur l'histoire et l'économie de la dette, qui confronte les points de vue européens sur les solutions envisageables à la crise actuelle. 

 L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre. Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. 
Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ? Et qu’est-ce que la dette publique ? Restructurer la dette ? En compagnie des économistes français Thomas Piketty et Bernard Maris, assassiné le 7 janvier, de la députée socialiste française Karine Berger, de l'anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber et du député européen belge écologiste Philippe Lamberts, la réalisatrice Laure Delesalle propose un passionnant voyage dans les rouages de l’économie. Au contraire d'un plaidoyer "pour ou contre" la dette, son documentaire raconte son histoire de la fin du Moyen-Âge à nos jours et éclaire les dessous de la crise actuelle. Il lance également des pistes pour la résoudre et prémunir la zone euro de soubresauts futurs, en rappelant que l'endettement est vieux comme le monde. 
Aujourd’hui, rappelle le film, nous vivons tous à crédit : maisons, voitures, écoles, dépenses publiques, tout est financé par des emprunts. Aussi le débat sur les voies qui s'offrent à l'Europe pour restructurer les dettes existantes est-il essentiel. Cette passionnante enquête politico-financière éclaire une actualité relancée aujourd'hui par la victoire en Grèce du parti de la gauche radicale Syriza et l'annonce, le 22 janvier, du futur rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne à hauteur de 1 000 milliards d’euros. Réalisation: Laure Delesalle

ps: Beaucoup d'erreurs dans ce doc : Le choc Nixon ne fut pas parce que les réserves en or de la FED étaient vides à cause de la guerre du Vietnam mais à cause du dilemme de Triffin, des Eurodollars (d'où le Pool de l'or avec Kennedy) en passant par la fin des gains de productivité tayloro-fordistes. Ceux qui rêvent d'un nouveau Bretton Woods se trompent ou alors il devrait être totalement revisité.
C'est très occidental de blamer la libéralisation interne et externe durant les années 70 et 80 (taux de change puis taux d'intérêts), certes elle a amené de nombreuses dérives à cause de ses défauts, mais la libre circulation des capitaux a permis à des pays qui avaient de faibles capacités d'épargne de trouver des investisseurs, ce qui a contribué indéniablement à l'essor de certains pays émergents : allez dire à ceux qui commencent à connaitre le développement que vous refuser ce système car vous : vous êtes déjà riche...
La finance était amené à s'internationaliser, sans dire si c'est bien ou pas mais en restant dans l'explication, car la limitation de la circulation des capitaux sous Bretton Woods par la segmentation et l'activité réduite des marchés financiers/monétaires ne s'accommodait pas avec l'emergence des FMN/FTN et l'explosion des échanges (avec le GATT) durant les 30 glorieuses.

 Le système de Bretton Woods tel qu'il fut était intenable. Ceux qui rêvent d'un nouveau Bretton Woods se trompent ou alors il faudrait qu'il soit complètement revisité.


-- C'est l'histoire d'un charlatant - prétendu médecin - qui arrive dans un village où les gens meurent d'une mystérieuse maladie. Il annonce :'' je suis votre sauveur...'' et commence à administrer un vaccin censé stopper l'hécatombe; et tous les villageois, beaucoup moins inquiets, arborent un large sourire. Seulement voilà, une, deux puis trois semaines passent et les gens continuent de mourir. Ne tenant plus, la population gronde et dit : ''Pourquoi ne chassons-nous pas cet usurpateur ? Oui, mettons le dehors !''. ''Mais, [crient quelques-uns que le pseudo docteur s'est choisi comme infirmiers, aides-soignants, brancardiers et j'en passe qu'il rémunère grassement], il a une blouse blanche de médecin, des outils de médecin, il parle comme médecin; donc on le garde''.
Il en est de même pour les banques qui financent l'État et cette chose qu'on appelle ''La Dette''; un faux problème. Faux problème puisque que, ces banques, prêtant de l'argent qu'elles ne possèdent pas et qu'elles n'ont jamais eu, logiquement ne sont pas des créanciers mais sont au sens propre des escrocs et donc - contrairement à ce que dit ce documentaire (que je noterai seulement 6/10), et contrairement à d'autres citoyens qui jacquot-répètent tout ce qu'on leur fait croire - font qu'aucun français ne leur doit quoi que ce soit. Pourquoi alors rabâcher : '' la dette de français '' ? D'ailleurs, et curieusement, ces banques, à défaut d'être remboursées, ne se satisfont-elles pas des seuls intérêts payés par l'État ? Ben oui ! Et Dieu bénisse ces intérêts, issus nous dit-on : des impôts, de la TVA et autres taxes que des particuliers et des entreprises sans le sou arrivent quand même à payer et on se demande comment. D'après moi, il serait plus juste de dire : ''Dieu bénisse : la Banque de France, ses pavés numériques, son data center, l'électronique, le langage binaire et l'informatique''. Des outils révolutionnaires que tous ceux et celles travaillant dans la fonction publique peuvent remercier puisque c'est grâce à ça qu'ils ont leur salaire garanti. Mais également, des dispositifs qui ont l'air de profiter à toute une corporation de gens corrompus qui fabriquent et abusent de l'argent en veux-tu en voilà (argent virtuel) pour eux-mêmes et leurs complices mais pas pour la population à qui l'on fait avaler le judicieux choix des institutions de ne pas mettre trop d'argent en circulation au prétexte du danger que représente l'inflation. Je suggère d'ailleurs à arté de commander un sujet sur ce thème de l'inflation. Étonnements, questionnements et scandales garantis.

L’annonce par Mario Draghi que la Banque centrale européenne allait racheter des dettes souveraines à hauteur de 1 000 milliards d’euros a fait l’effet d’une bombe. Mais que savons-nous réellement de la dette des États ? Qui sont les coupables ? Qui en profite ? Et qui va payer ? Une captivante enquête politico-financière aux accents de polar.

lundi 28 janvier 2013

Heureusement qu’ils défendent la neutralité du net….



Le 15 Janvier dernier se tenait une Xième rencontre, un Xième débat, une Nième table ronde sur la neutralité du Net.


Vous me direz : Encore ? Mais pourquoi ? Ça sert à quoi ? Et je vous répondrai : Oui. Pour faire genre. A rien. Suite et retour sur une histoire sale, racontée par des gens qui n'y comprennent rien, pour le compte de gens qui y gagnent beaucoup. Comme détaillé ici, une belle commission nommée Conseil National du Numérique voyait le jour début 2012 sous impulsion Sarkozyenne après plus de 15 ans d'errance et de propositions plus ou moins moisie morte dans l'oeuf. Le but ?

Guider l'Internet français vers un monde meilleur et [officiellement] chasser les pirates et les pédonazis-terroristes quand il s'agissait [officieusement] de contrôler pour votre bien ce qui se passe sur le réseau. Heureusement, le PS est passé par là et maintenant, la Neutralité du Net sera défendue, inscrite noir sur blanc dans la loi par des gens qui en comprennent les mécanismes et la portée, les anciennes institutions seront démantelées et nous pourrons tous nous faire des bisous. C'était sur et certain vu qu'Hollande s'était engagé [ici] auprès Conseil National du Logiciel Libre à protéger la neutralité du net.
Bon, après on a vu Pierre Lescure, administrateur de la multinationale Kudelski aux côté de Laurent Dassault, se faire parachuter à la tête d'une "concertation" sur HADOPI pas supprimée du tout pour le coup [mais au contraire défendue] et on s'est dit que ça s'annonçait quand même mal cette histoire. Et puis Fleur Pellerin [larguée comme une bombe sale à la tête du Ministère des PME, de l'Innovation et de l'Économie Numérique] nous a déclaré en Juillet 2012 : "La neutralité du net est un concept américain qui a tendance à favoriser les intérêts économiques de Google, Apple et consorts." - [ici] Et là on a compris que (1) elle n'y comprenait strictement rien [comme Christine Albanel et le firewall OpenOffice]et (2) qu'en fait on l'avait dans l'os.

La neutralité du réseau c'est quoi ? La neutralité du Net ou la neutralité du réseau est un principe qui garantit l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Ce principe exclut ainsi toute discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le réseau. - [ici] Et ça ne va pas plus loin. Les seules entorses qui doivent être admises sont soit d'ordre technique [résolution d'incident par exemple] ou législative [bloquer une donnée pouvant directement ou non porter atteinte à autrui] dans le respect des libertés fondamentales. Ces entorses doivent être (1) en accord avec les deux principes cités juste au dessus, (2) temporaires et (3) transparentes. Pourquoi est-ce que ça doit être défendu ? Premièrement, parce qu'un réseau neutre est la meilleure garantie d'innovation technologique que nous ayons. La communication étant égalitaire, chacun peu diffuser sans restriction nouveaux services et nouvelles technos que cela aille, ou non, dans le sens de ceux qui tiennent et font [même indirectement] le réseau. On pense à Skype, aux protocoles i2P, Tor, FreeNet, ou nos amis des logiciels libre....on pense surtout à l'Internet lui-même évoluant et se construisant, via ses groupes de travail (IETF, ISOC....), dans un "monde" libre et collaboratif. Toutes ces améliorations, toutes ces créations n'ont été rendues possible que parce qu'elles pouvaient être communiquées, diffusées et travaillées en toute liberté et quels que soient ceux qui auraient aimé que tout ça ne voit pas le jour [gouvernements ou firmes]. Deuxièmement parce que certains opérateurs, comme Orange, se mettent dangereusement à faire autre chose que du télécom en proposant en même temps la donnée et le moyen d'y accéder. On imagine sans peine le conflit d’intérêt et la tentation que certains pourraient avoir à se mettre à prioriser leur service plutôt que celui du concurrent.
Que diriez vous si Orange se mettait à interdire l'accès à Youtube à tous ceux passant par son réseau et n'y laissait que Dailymotion ?
Ou inversement si Microsoft rachetait un opérateur et interdisait à tout ses abonné l'accès à Google ? Enfin, et c'est le point le plus important, la neutralité du réseau est la garante de la "démocratie" et des libertés qui y sont généralement attachées.
Si le réseau n'est plus neutre, alors c'est qu'on peut le contrôler. Si on peut le contrôler, c'est qu'on peut le filtrer. Si on peut le filtrer, c'est qu'on peut y lire toute les communications qui y transite et décider si elles sont valables ou non...un peu comme si toutes les lettres qui passent par la poste étaient ouvertes et soumises à validation par un service de censure. Vous comprenez maintenant pour quoi la neutralité des réseaux doit être défendue par tous les moyens. Ben oui mais aujourd'hui, on en est où ? Ça dépend, mais en France en tous cas, on en est toujours à essayer de grignoter le Net pour les mêmes raisons : la thune et les vilains pirates..donc encore des thunes. Rassurez-vous, notre réseau n'est pas encore celui de Corée du Nord mais, quand on attendait de ce gouvernement un poil plus de crédibilité et de courage on se retrouve avec une Ministre [et plus généralement un gouvernement] qui décide encore de repousser l'inscription de la neutralité dans la loi française sous 10.000 prétextes, après nous avoir clairement fait comprendre que ladite neutralité c'était bien seulement si ça nous rapportait du pognon.
Chronologiquement, le président du CSA déclarait en Avril 2012 : "La seconde condition pour un tel rapprochement [entre ARCEP et CSA] est qu’il garantisse la suprématie des contenus par rapport aux tuyaux. Ce qui compte dans notre pays, c’est ce que l’on fait circuler dans les réseaux." - [ici] Et le gouvernement nous annonçait officiellement [ici] en Aout 2012 sa volonté de faire fusionner les deux entité...certains parlaient ensuite [là] de faire fusionner ARCEP, CSA, ANFR et HADOPI. Pas grand monde ne semble tiquer sur le fait que si ceci voit le jour, le nouveau monstre aurait le contrôle des tuyaux [via l'ARCEP] et du contenu [via le CSA].

 En gros, les opérateurs devraient être forcés de filtrer toutes les données passant dans leur tuyaux cassant purement et simplement le principe du réseau neutre tout en les faisant sortir de leur rôle de transporteur pour les rendre partie prenante dans un système d'écoute institutionnalisé...quand c'est généralement l'apanage des grandes firmes telles que Bull ou de pays sympas comme la Chine.

De fait, Fleur me fait doucement rigoler quand elle balance au même moment : "Nous sommes opposés à la surveillance généralisée et au filtrage." - [ici] Aujourd'hui que se repose inutilement une 36ème fois la question de faire entrer ce principe dans la loi que fait notre Fleur nationale ? Rien. Mais elle le fait bien : Fleur, qui a décidé de prendre une décision nette, va demander consultation à une comission [le CNN] qui décidera plus tard [rendez-vous donné en février 2012] si il y aurait discussion ou pas en vue d'une loi. Tout est là : c'est beau. Alors que fait la France, pays des Lumières, des Droits de l'Homme, du Minitel et de Mme Michu alors que le parlement Européen a bien adopté une résolution en ce sens ?

 Rien. Comme d'habitude...sauf, comme le relevait en premier Reflets en février 2011, vendre des systèmes de contrôle et d'écoute des réseaux à des dictatures notoires comme la Syrie ou la Lybie en son temps.

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